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Palimpseste - première époque
Le rideau s'ouvre avec le
Kyrie,
sur un homme criant à
la face du monde sa souffrance d'être. Il ignore le sens et la raison de
cette souffrance. Dans le
Gloria,
il aperçoit un personnage
qui évoque une lumière. Mais l'homme a beau chercher, il ne voit
que ténèbres autour de lui. Cependant, cette image,
Lux,
si frêle et pourtant indélébile, va le précipiter malgré
lui sur un chemin, dont il ne sait pas encore où il le mènera.
Alleluia,
l'homme est en route ! Sa première rencontre est une chimère,
expérience on ne peut plus terrestre de l'amour, qui l'illumine le temps d'un
souffle. Dans son sommeil, il se souvient, il entend le personnage qui lui parle
dans une langue étrange,
Recordare.
L'image de la lumière
traverse son esprit. Au réveil, tout s'évanouit, l'homme est de
nouveau seul, dans le noir. Il se met à pleurer. Le personnage scande
Lacrimosa.
Les deux protagonistes sont proches mais ne se voient pas,
dialoguent mais ne se comprennent pas. La première époque se
termine avec le
Miserere,
lorsque l'homme prend pleinement la mesure de
la misère humaine. Il est désemparé, il s'effondre,
le rideau tombe.
Palimpseste - deuxième époque
L'homme se relève, il semble mû par une détermination nouvelle,
Credo.
Les sentiments sont plus clairs, la conviction plus sûre
qu'il est sur le chemin. Le personnage est tout proche, mais encore inaccessible.
Soudain, une parabole. L'homme, surpris, comprend la langue. Le message reste
cependant obscur. Puis la terre tremble. L'homme voit la mort.
L'Offertorium
est le lieu de cette approche implacable. À la fin de cette longue marche,
l'homme rencontre le personnage. Dans le
Sanctus,
les deux protagonistes
communiquent enfin. Le personnage explique, l'homme comprend. Il se rebiffe, mais
s'en remet finalement au destin. Il entend, au loin, que l'on est en train de
mettre sa mort en scène,
Crucifixus.
Il tente à nouveau
de fuir, mais, obsédante, la musique le rappelle à sa détermination.
Presque au bout de son chemin, à bout de force, l'homme se rebelle une
dernière fois,
Agnus Dei,
avant d'accepter définitivement
son sort.
Amen,
le voile se lève, le personnage a accompli
son œuvre, l'homme est libre, le rideau tombe.
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